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jeudi 6 janvier 2011

2e parenthèse sur le dialecte

Coucou à tous, Magdalena m'a envoyé un lien vers une vidéo sur laquelle vous pouvez entendre "bonjour" dans un certain nombre de dialectes Alpins, tous plus ou moins germanophones (sauf le Ciao, on s'en doute =D ).


dimanche 2 janvier 2011

L'allemand du Tyrol enseigné par Astérix

Hallo! Une parenthèse glissée mes épisodes de racontage de vacances: quand on est allés chez les parents de Magdalena (c'est le troisième épisode, patience), il y avait des exemplaires d'Astérix en dialecte tyrolien et sud-tyrolien (le Sud-Tyrol étant une partie du Tyrol historique, maintenant située au nord de l'Italie et non plus en Autriche). Quand vous tentez de lire le dialecte tyrolien, c'est dur... Mais quand vous passez au dialecte sud-tyrolien, tout de suite le tyrolien vous paraît limpide comme de l'eau de roche! Des petits extraits ci-dessous (germanistes lisez, ça en vaut la peine):

   A gauche des extraits en tyrolien (auf tirolarisch), et à droite en sud-tyrolien (af Sidtiroulerisch)


Ca fait longtemps que je voulais parler du dialecte, mais quand on ne connaît pas bien c'est pas évident. Maintenant grâce à Astérix, c'est chose faite!

vendredi 17 décembre 2010

Weinachtsferien!!!

C'est les vacaaances!!! Depuis 13h30 aujourd'hui, et ce jusqu'à 13h45 lundi 10 janvier!

Je suis d'autant plus soulagée que je viens de me débarrasser d'une présentation de 40mn en anglais, et que ça s'est pas trop mal passé, en plus. J'ai parlé pendant tout le temps imparti, et le bilan que m'a remis le prof était plutôt positif; seul bémol, l'articulation... Pourtant je trouvais que je parlais fort? Mais sinon, je suis soulagée; j'ai fini de préparer ça à 2h20 ce matin... Sauf qu'à la fin on m'a dit "j'adore ton accent!" Nooon, je veux pas avoir d'accent, c'est moche l'accent français -_-'  D'ailleurs les Autrichiens aussi ont un accent quand ils parlent anglais: ils mettent des "d" partout à la place des "th" (parfois des "s"), mais le plus drôle c'est quand ils mettent des "v" à la place des "w"... Où même l'inverse, parfois ils mettent des "w" partout. Selon, ça donne "I live in de willage which is near the white wulcan" ou "his dearest vish is to vear a velvet vaistcoat". Enfin ils ne sont pas tous comme ça, il y en a qui ont un anglais impeccable, aussi. Fin de la diversion^^

L'autre bonne nouvelle c'est que demain matin, direction la gare, pour accueillir l'Homme Blond en terre autrichienne!!! Donc au programme des vacances, fêtes de fin d'année tous les deux au régime musique classique, clémentines et chocolat, éventuellement Nouvel An avec des Erasmus car j'ai entendu dire qu'il y aurait peut-être des survivants, ski chez Magdalena (ou plutôt ses parents) qui est le Schutzengel officiel de mon semestre Erasmus, peut-être une virée à Vienne ou à Salzburg si on trouve à se loger au dernier moment... Ca s'annonce pas mal  =P  J'ai vraiment hâte de faire du ski, la moitié des Erasmus n'est venue que pour ça à Innsbruck, mais c'est cher... Alors en attendant on bave devant les montagnes recouvertes de neige tout autour, et on prend son mal en patience. Ah et puis j'ai reçu mon colis-cadeaux, arrivé aujourd'hui tout droit de Bretagne! J'vous l'dit, ça s'annonce bien ces vacances. Qui sont longues, en plus!

Alors bonnes vacances à ceux qui sont également concernés, et bonnes fêtes de fin d'année à tous, si jamais je n'ai pas l'occasion de vous le souhaiter d'ici là!

 

lundi 6 décembre 2010

Nikolo et ses Krampus ou: "Mais ils sont fous ces Autrichiens!"

En Autriche comme dans plusieurs pays européens, St Nicolas est aussi important que le père Noël. Sauf que lui, c'est hier qu'il est passé distribuer des cadeaux dans les chaussettes et les bas accrochés au sapin ou à la cheminée! La légende dit qu'il aurait ressuscité trois enfants tués par un boucher voulant en faire du petit salé; je me rappelle l'avoir lue dans un livre de contes de Noël étant petite, d'ailleurs. Ici au Tyrol, cet affable vieillard est accompagné de méchants Krampus, qui punissent les enfants pas sages...


Ceux-ci défilent dans les rues le 5 décembre au soir: nous, curieux de découvrir les traditions autrichiennes, nous avons décidé d'aller les voir à Igls. Ils sont arrivés avec des chariots enflammés, hyper impressionnants avec leurs masques en bois sculpté surmontés de grandes cornes de bouc, vêtus de peaux de moutons et portant de grosses cloches autour de la taille, en métal ou en bois, qui font un boucan d'enfer lorsqu'ils se déplacent en bondissant. Ils ressemblent à des yétis avec une tête de diable, si vous voulez. Mais attendez la suite avant de vous précipiter à leur rencontre pour admirer ces costumes folkloriques; bien qu'ils soient à peu près disciplinés au début, défilant au milieu de la rue, ils commencent peu à peu à se mêler à la foule et pour finir, ils arrivent de partout... Car le Krampus est armé d'un bâton, à l'aide duquel il se fait fort de corriger la foule! Il arrive vers vous en grognant, vous donne un coup sur les jambes - plus ou moins fort d'ailleurs -, vous poursuit si vous essayez de vous enfuir!  J'y ai pas échappé... J'ai bien essayé de leur grogner dessus pour les intimider mais ça n'a pas marché :/  Mais quelle bande de barbares! Il y en avait jusqu'à l'arrêt de bus. Bon, la sécurité et la police étaient là pour éviter les dérives éventuelles. Et puis il y en avait de différents tempéraments; ceux qu'il valait mieux éviter, et ceux qui se faisaient prendre en photo avec les touristes. On en a attaqué un pour faire une photo de groupe; il n'a pas eu le temps de dire ouf! Pour finir, de retour à Innsbruck, nous avons attendu à l'arrêt de bus en compagnie de trois Krampus qui avaient enlevé leur masque. Ils parlaient tous en dialecte, j'ai eu beaucoup de mal à les comprendre. J'ai pu soulever une tête de Krampus... Aoutch! Ca fait bien entre 10 et 15kg, sans rire!!!

Le défilé

Ouh qu'il est laid!

 Au s'cours!!!

 Rares sont ceux qui y ont échappé...

 Le cavalyéti sans tête

Je devrais récupérer quelques photos d'ici peu, je les posterai dans un second article. Ganz liebe Grüβe!

jeudi 2 décembre 2010

Kiachl & Cie

J'en avais oublié le nom, ça mérite bien que je lui consacre un petit message. Mesdames et messieurs voici, en direct d'Innsbruck, le véritable Kiachl:


Bon j'ai piqué l'image sur Internet parce que quand j'ai pensé à prendre le mien en photo, il était déjà bien entamé... Mais c'est exactement le même que celui que j'ai mangé il y a quelques heures dans le centre-ville d'Innsbruck alors on va pas chipoter. Le Kiachl est donc un genre de pâte à beignet (à première vue) frite dans l'huile qui a la forme que vous pouvez voir ci-dessus. Au milieu, vous pouvez voir un genre de sauce à base d'airelles (Preiselbeere) (et non pas de groseilles comme je l'ai cru faute de connaître les airelles, même si la texture est effectivement plus âpre). C'est vraiment bon! Mais vous avez le choix avec une autre garniture: à savoir... La choucroute (Sauerkraut)! J'ai pas encore goûté mais en même temps c'est pas pour tout de suite, je n'aime pas la choucroute... Alors voilà; c'était la minute culturelle du jour!

mercredi 27 octobre 2010

What's up?

Je fais plein de choses en ce moment, je n'ai pas le temps d'écrire un roman mais j'ai pensé que ça méritait un petit résumé. D'abord, je suis allée à Vérone ce week-end en compagnie de mon chevalier servant, qui avait débarqué en terre autrichienne le vendredi... Nous nous en sommes mis plein la vue, nous sommes gavés de pizzas, avons dégusté de savoureux capuccino (capuccini? Hem, disons que nous avons dégusté plus d'un capuccino) sur les plus belles places de la ville, et pour finir nous avons visité le musée Castelvecchio, où sont exposées principalement des oeuvres de peintres véronais depuis que Vérone existe (très longtemps).
                       
Shakespeare, le plus célèbre auteur à avoir rendu hommage à la ville dans
 "Roméo et Juliette"



 Dans les rues de Vérone


Au musée: sujets religieux 

Sujets moins religieux 
(rares, mais cette légende d'Orphée (à droite) du XVIe est païenne à souhait)

***

Lundi soir nous sommes allés voir "Goethe!" au cinéma - le film, pas le bonhomme - ; j'ai bien aimé le film en soi mais ce qui m'a fait le plus plaisir, ça a été de voir un vrai film allemand en vo et sans sous-titres français. Et puis bon, un film sur un écrivain tel que Goethe, avec de super costumes XVIIIe et de belles musiques en prime... Ce n'était pas franchement pour me déplaire!


Sinon nous sommes aussi allés au zoo alpin, en fait ça faisait longtemps que je n'avais pas mis les pieds dans un zoo et j'avais oublié à quel points les enclos étaient petits; ça fait un peu mal au ventre de voir un ours enfermé dans moins de 500m carré, un aigle royal privé du ciel où il est sensé régner... Enfin, ceci est un autre débat. En tous cas je n'avais jamais vu des loutres d'aussi près ;)

Prochaine étape: Prague, où je vais le week-end prochain à l'occasion d'un voyage organisé pour les Erasmus. Je n'ai jamais autant eu la bougeotte, je crois que je vais devenir accro ;)

Sinon pour les petites nouvelles j'ai enfin un contrat d'études, ne reste qu'à le faire signer. Si ma coordinatrice ne se casse pas la jambe d'ici le 3 novembre et si la Poste française ne se met pas à brûler le courrier lors d'une folie gréviste complètement insensée et imprévisible, ça devrait pouvoir le faire.

samedi 2 octobre 2010

Mes premiers pas en Autriche

Depuis que je suis ici, je n'ai pas eu le temps de m'ennuyer. Magdalena est venue me chercher à la gare comme prévu, accompagnée de Fly, sa chienne, un labrador. Du fait qu'elle ait un chien chez elle, j'avais imaginé que j'atterrirais chez ses parents; mais en fait pas du tout: elle vit avec Fly dans son propre appart à Innsbruck. Nous avons traversé la ville en bus, et Magdalena m'a expliqué que nous habitions aux deux extrémités de la ville. Arrivées chez elle, je me suis débarrassée de mon sac à dos avec un soulagement indescriptible. Idem pour la douche. Mon hôtesse s'est occupée du dîner, j'étais un peu embarrassée de ne rien faire, et en même temps tellement contente de ne pas être toute seule à cette heure tardive, lâchée dans une ville que je ne connais pas... C'est à ce moment que j'ai vraiment réalisé la situation; j'étais dans un pays dont je ne maîtrisais pas bien la langue et ne connaissais la culture qu'à travers quelques pages d'un livre, et si loin de mes proches. Avant de partir tout paraissait si facile, mais là j'ai eu un peu le vertige. Heureusement Magdalena était là, et nous avons passé une bonne soirée, bien qu'un peu fatiguées toutes les deux. Elle m'a expliqué beaucoup de choses concernant le fonctionnement des bus, de l'université; elle a entouré des points sur la carte correspondant à la mairie, à des supermarchés... Etc. Le lendemain, nous sommes allées à la cité U – ou plutôt « Studentenheim », ici – en voiture, ce qui était bien pratique avec mes bagages, et j'ai pu avoir les clés de ma chambre (moyennant une caution de 70 euro, quand même). Une fois que les points importants furent réglés, Magdalena m'a souhaité « Alles Gute » et est retournée à ses occupations, me laissant à ma nouvelle vie.

Je ne savais pas trop par où commencer, alors j'ai fait mon lit. Ah oui; ils ne fournissent pas les oreillers ni les couvertures, ici: quand on arrive il y a un matelas et point barre. Encore des choses qui vont s'ajouter à la liste de courses... Sans compter que le drap housse que j'avais emporté était trop petit, enfin bref; tout ça pour dire qu'il faut savoir faire face aux imprévus, quand on part en Erasmus! Ensuite j'ai vadrouillé un peu dans le couloir de mon étage, histoire de repérer la cuisine, ce genre de choses. Je suis tombée sur trois Erasmus, toutes de l'université de Cardiff. Nous avons fait connaissance et comme deux d'entre elles avaient des choses à faire en ville, elles m'ont proposé de les accompagner; ce que je me suis empressée d'accepter. Nous avons récupéré au passage un autre British au troisième, et nous sommes partis tous les cinq. Nous y avons passé toute l'après-midi, même si au final je n'ai pas pu acheter grand-chose de ce qui se trouvait sur ma liste de courses(!) Dans l'après-midi se sont également joints à nous un Français et un Hongrois. Quand nous sommes rentrés nous nous sommes donné rendez-vous à 19h, ayant prévu de passer la soirée ensemble, ce qui m'arrangeait doublement: d'une, j'étais heureuse d'avoir fait des rencontres si vite; et de deux, je n'avais rien à manger dans ma chambre. Nana, Jack et moi avons donc rejoint Anita et une autre Erasmus: Heather, de Londres. Nous avons mangé des spécialités tyroliennes, c'était vraiment sympa. Je ne comprenais pas tout ce qui se disait, tellement ils parlaient vite – en anglais, entre Anglais – mais ça l'a fait quand même. Vers la fin du repas, nous avons eu la bonne surprise d'assister – c'était dans la salle d'à côté mais on entendait très bien, et on voyait un peu à travers la vitre – à des danses et des chants tyroliens. Nous avons eu la totale: Jodel, Alpenhorn, costumes traditionnels... Et tenez-vous bien: nous avons vu un homme jouer de la scie avec un archet de violon. C'aurait été dans la rue, que ça m'aurait sans doute fait moins d'effet... Mais de voir là, dans la capitale du Tyrol, un bûcheron jouer de la scie (et avec brio, en plus): je n'en pouvais plus de rire. Entre autres choses étonnantes (ils sont fous ces Tyroliens): une Tyrolienne qui faisait de la musique avec des cloches que portent d'habitude les vaches dans les montagnes, deux femmes qui yodlaient en duo... Mais ça forçait aussi vraiment l'admiration de se dire que leur musique s'est formée à partir de leur vie quotidienne, et qu'ils l'ont si bien préservée.

De gauche à droite: Anita, Nana, Jack, Heather et moi


Notre vue sur le spectacle. Ici, des danseurs tyroliens

Après cet épisode mémorable, nous sommes allés à l'auberge de jeunesse où loge Anita pour récupérer du monde, puis nous sommes retournés tous ensemble à Akademikerhilfe (ma résidence, pour ceux qui n'ont pas suivi). Au rez-de-chaussée, il y a un genre de foyer où l'on peut jouer du tennis de table, regarder la télé... Nous nous sommes posés sur les canapés, sommes allés quérir des boissons au Kebab voisin. La soirée était plutôt animée; certains voulaient sortir mais il commençait à être un peu tard, surtout que ne connaissant pas la ville nous ne savions pas où aller. Je me suis éclipsée un peu avant minuit, la fatigue du voyage de la veille se faisant ressentir; et me voici ce midi à vous relater mes premiers pas en Autriche, après avoir fini de vider mes sacs. On doit aller à Ikea avec Nana (qui est ma voisine d'en face), et il faut aussi que je fasse des courses alimentaires.
Ah, et j'ai mon numéro de chambre maintenant (si vous voulez m'écrire): 517. Voici donc mon adresse complète:

„Studentenheim AKADEMIKERHILFE,
Zimmer N°517
Schützenstr. 43
6020 Innsbruck
AUTRICHE/ÖSTERREICH“

D´ailleurs ça me fait penser qu´il faut que je repère ma boite aux lettres.