samedi 27 novembre 2010

Deutsche Musikgruppen

Bon, tant que je suis partie j'ai décidé de vous faire part de mes frêles connaissances en musique de langue et/ou d'origine germanophone. La plupart sont des groupes allemands mais j'ai essayé de faire des investigations du côté autrichien, et j'ai même déniché un groupe suisse! Je ne peux pas vous promettre que de la grande musique, c'est plutôt un panorama sur le sujet. Si vous connaissez des bons groupes, n'hésitez pas à les partager!

Groupes allemands:
Faun
Die Ärzte: bien connus des allemands, ils ont des textes plutôt sympa =)
Männer sind Schweine (Les hommes sont des porcs) (Tente de démontrer par A + B que le prince charmant n'existe pas)
Meine ex(plodierte) Freundin (L'ex(plosion de ma) copine) (Un trip musical aux accents de salsa, qui raconte comment la copine du narrateur a (littéralement) explosé.)
Nichts in der Welt (Rien au monde) (plus "sérieux", ça passe bien quand on aime le rock)


Die Toten Hosen: un classique du rock allemand. Ce ne sont pas franchement mes préférés mais ils sont plutôt inloupables dans le paysage musical germanophone...
Auflösen (Dissolution) (en duo avec une chanteuse dont je ne connais pas le nom mais qui a une voix intéressante)
Was zählt (Ce qui compte)

Faun: un groupe qui définit son style de musique comme "folk païen médiéval". Ceux qui me connaissent savent à peu près ce que j'en pense... Le meilleur groupe allemand du moment à mon avis! De belles voix, des instruments qu'on ne rencontre pas tous les jours, des langues anciennes et un répertoire aux thèmes légendaires et féériques.
Sieben (Sept) en allemand...
Satyros en latin...
Egil Saga ...en islandais.

Cuirina: du folk médiéval chanté par une jeune femme à la voix toute douce, toute innocente.
Sternblumennacht
Stimme in Sturm (Voix dans la tempête)

Sopor Aeternus: parfois un peu bizarre, mais j'aime bien les voix. Et c'est en allemand, ça compte.
Der See des Vergessens (La mer de l'oubli)

Haggard: un mélange d'inspirations classiques et métalleuses. Un compositeur digne de ses origines germaniques, un orchestre talentueux et des mélanges d'influences vraiment intéressant. Un de mes favoris!
Herr Mannelig (en italien, avec des images du Seigneur des Anneaux en prime)
Awaking the Centuries (la qualité de la musique est un peu altérée par le côté "live" mais bon, ça change de juste l'image statique de la pochette de l'album, à défaut d'un clip)
The Observer
Haggard
Cultus Ferox: un genre de rock médiéval (encore et toujours, mais les Allemands sont parmi les meilleurs dans le genre alors on va pas se priver). Le chanteur a une voix bien grave mais sans être agressive, très agréable. Et surtout, il chante en allemand!
Wolfsballade (la ballade des loups) (Très jolie!)
Verlorene Seelen (les âmes perdues) (Selon toutes apparences, la chanson de Robinson Crusoë)
Götterdämmerung (le crépuscule des dieux) 


Corvus Corax: quand une bande de Prussiens médiévaux se met asticoter la cornemuse, eh ben c'est juste énorme!
Chou Chou Sheng (le spectacle vaut le coup d'oeil)
Bretonischer Marsch (Marche Bretonne) --> Eh oui! Magnifique ^^
Saltarello - ductia

Corvus Corax
Schelmisch: je continue sur la branche du rock médiéval... Bon, je sais que j'ai des ouailles attentives en ce qui concerne le sujet, sinon je ne m'étalerais pas autant^^ 
Rabenballade (La ballade du corbeau) macabre, mais bien.

Oomph!: passons au punk, pour changer!
Die Schlinge (le noeud coulant)
Supernova (en anglais :/ )

Rammstein: Comme tout le monde a en tête l'image d'un gros bourrin (c'est vrai que c'est un sacré morceau mais quand même), j'ai fait exprès de mettre des musiques pas bourrines, na! Moi j'aime bien Rammstein...
Ohne dich (Sans toi) (Mais quelle voix!...)
Das Klavier (Le piano) (Une découverte, vaut le détour!)
Amour Amour (Une chanson douce et doucereuse)

Nina Hagen: la plus allumée des punk allemandes. Les Allemands eux-mêmes la regardent d'un oeil bizarre, mais j'ai un père qui ne jure que par elle et j'ai été en quelques sortes bercée par ses... Cris? Ne vous demandez plus d'où vient mon grain de folie.
Naturträne (les larmes de la nature) plus représentative de Nina selon une source sûre.
Seemann (le marin) (j'aime bien celle-là... Forcément, il s'agit d'un duo avec Apocalyptica)
Tiere (les animaux) (dans toute sa splendeur... Encore, elle ne crie pas)

Groupes autrichiens:
Amity in Fame
Amity in Fame: également du rock: dommage, ils chantent en anglais. Sinon, j'accroche assez bien!
The Villain

Die Verbannten Kinder Evas: encore un groupe que je découvre. Leur nom signifie "Les enfants exilés d'Eve"... Encore un truc païen à première vue.
Einleitung (Introduction) entièrement instrumental.

Daargard: du métal symphonique. C'est comme pour tout, il faut aimer le style.
Seelenlos (Sans âmes) lente et déprimante (j'avais dit qu'il fallait aimer... C'est pas tellement mon cas mais il faut bien illustrer).
Queen of the Woods: très onirique, j'aime bien. Encore du latin, malgré le titre anglais.

Divers:
Du yodl tyrolien traditionnel, parce que quand même, c'est difficile de passer à côté... C'est assez impressionnant d'ailleurs. On se croirait dans Blanche-Neige et les sept nains!

Et puis il y a Mozart, Beethov (né en Allemagne mais naturalisé Autrichien je crois) & Cie, mais j'ai essayé de faire dans l'actuel (enfin si l'on peut dire, vu le nombre de groupes d'inspiration médiévale)... Alors voilà j'en parle pas dans cet article. Plus tard peut-être...

Groupe suisse:

Eluveitie: un groupe suisse que je ne connais pas encore assez pour en parler, mais qui me semble prometteur; ils ont des chansons en gaulois helvétique!
Inis Mona (une reprise de Tri Martolod, d'Alan Stivell... Attention, grosse voix de métalleux.)
Thousandfold (en anglais... Même avertissement)

***

Et puis bon il y a tous les groupes style Juli, Nena, Silbermond, Revolverhead mais là... C'est plus trop mon trip. Je tiens aussi à signaler que mon répertoire ne se limite pas à ce que je vous ai cité ci-dessus (il y a plusieurs groupes que je n'écoute jamais). Mais il y a des styles qui ne passent pas très bien avec la langue allemande, il faut avouer (le jazz ou le blues, par ex.), alors voilà. J'espère vous avoir fait faire une ou deux découvertes intéressantes.

***

Edit: complément d'informations par Gaëlle dans une Bretonne en Germanie

Oe1

Un tout petit post pour dire que j'ai trouvé la radio autrichienne de référence en Autriche. Si vous l'écoutez en live vous aurez droit principalement à des émissions "sérieuses" et de la musique classique... Mais le plus intéressant c'est d'aller voir les articles qui vous intéressent directement dans les rubriques "Musik", "Kultur", Wissen"... etc, et quand vous allez voir les articles en question vous avez des podcasts avec une voix qui lit exactement le texte que vous venez de lire (ou pas). L'intérêt pour des germanistes comme moi étant d'améliorer sa prononciation et de faire travailler sa mémoire auditive, surtout que les "lecteurs" parlent sans accent, dans la mesure où c'est possible pour un natif d'Allemagne ou d'Autriche de parler sans accent.

Si ça vous intéresse, c'est donc ici: http://oe1.orf.at/

vendredi 26 novembre 2010

Es schneit!


Eh oui, il neige!... Je sais pas vous, mais quand je vois les flocons tourbillonner comme ça, j'ai la musique d'Edward aux mains d'argent qui s'incruste dans ma tête... Avec les choeurs, oui XD  c'en est presque agaçant. Enfin, toujours est-il qu'il neige sur Innsbruck, et c'est la première fois cet hiver. Je suis allée manger chez Magdalena qui m'avait invitée ce midi, et quand nous sommes sorties quelques heures plus tard, il y avait déjà une bonne couche de neige partout où ce n'était pas salé. Ca fait bizarre, quand je pense qu'il y a à peine plus d'un mois, j'étais en T-shirt... Ce soir nous sommes allées en ville avec Hannes et Diego pour flâner dans les Christkindlmärkte d'Innsbruck, les marchés de Noël où, pour traduire le terme autrichien, les "marchés du petit enfant Jésus". Au programme: vin chaud (Glühwein), des spécialités tyroliennes dont j'ai oublié le nom... C'est un genre de pâte à beignet frite dans l'huile avec en garniture du sucre glace et au choix, de la choucroute ou de la confiture de groseilles. Je n'ai pas commencé mes emplettes de Noël, mais j'ai rencontré Scrat (voir la photo en bas)!

Christkindlmärkte in Innsbruck


 Devant le petit toit d'or





   Liiiiise!... =)

 Oui ça peut être très kitch aussi des fois... Ici, un stand de sucreries.

 Un manège et ses chevaux en bois...

 Un manège avec... de vrais poneys 
(Anne ce n'est pas la peine de t'arracher les cheveux, c'est que des tout petits poneys pour les tout petits n'enfants)

samedi 20 novembre 2010

Heimat & Cie

Un message pour dire que je pense à la Bretagne en ce moment. Au milieu de mes montagnes, je rêve de la mer et, dans un pays ou ils n'ont pas de beurre salé, la vie semble parfois un peu trop douce, presque fade (même si la pureté de l'eau du robinet est incomparable) . Alors je ne déprime pas du tout attention! J'ai juste comme un besoin plus récurrent que d'habitude d'écouter le son du biniou, et je viens juste de tenter un kouign-aman pour la première fois de ma vie. Et ben... C'est pas trop mal, figurez-vous!! Bien croustillant sur le dessus, tendre et fondant à l'intérieur. Il n'est pas aussi caramélisé que je ne l'aurais souhaité, et il aurait pu dégouliner un peu plus, mais sinon je suis trop fière!






NB: pour ceux qui se poseraient la question, j'ai SALE mon beurre avant de l'incorporer à la pâte.

NB2: oui, beaucoup de photos de nourriture hein... Mais comme dirait Lise, le repas est quand même un des moments les plus importants de la journée^^

NB3: j'ai pas de cidre. 

Sinon, je dois lire Wuthering Heights, d'Emily Brontë pour lundi, j'ai du pain sur la planche parce que c'est un sacré pavé. Test d'allemand mercredi... Et en ce qui concerne Hodgkin (cf deux articles plus bas... Décidément j'associe l'art avec la bouffe), j'ai trouvé une pbk sympa: "How time becomes space in Hodgkin's work" (comment le temps devient espace dans l'oeuvre d'Hodgkin). Je crois qu'il n'y a que moi pour concevoir des questions pareilles, enfin. Ca me plaît! 

Et comme il n'y a pas que le travail dans la vie, je m'occupe aussi en dehors; hier c'était l'anniversaire de Nana; je lui ai offert un portrait d'elle que j'ai oublié de prendre en photo... On a commencé la soirée en bas, il y avait pas mal de monde et c'était sympa. Ensuite on est sortis, direction la "Treibhaus" où il y avait un concert gratuit (des percussions), on a bien dansé! Puis nous avons erré dans Innsbruck, nous avons trouvé un endroit où nous rentrer mais je me suis faite recaler: il fallait avoir 21ans. C'est complètement bidon comme règle, sachant qu'en Autriche vous pouvez boire de l'alcool à partir de 16 ans et que vous êtes majeurs à 18. Ils ont dû me trouver bizarre les vigiles, quand ils m'ont dit "Es ist ein und zwanzig",* je leur ai tendu un billet de 10 en disant que je n'avais pas de monnaie. Z'ont qu'à faire des phrases un peu plus élaborées, aussi! Enfin, de toutes façons la musique était pourrie. Puis nous avons re-erré, et avons atterri je ne sais trop comment dans une boîte de nuit. A ce stade vous êtes obligés de suivre le groupe: il est tard, il fait nuit, le bus ne passe que toutes les heures et étant une fille, vous restez groupir. C'est comme ça que je me suis retrouvée à payer quatre euro pour aller écouter du hip hop, c'était bien la première (et la dernière) fois de ma vie! C'était un vrai supplice; des gens bizarres partout autour qui viennent vous parler, pas moyen de s'assoir; vous pouvez danser et boire, point. Mal aux pieds, mal au dos, musique trop forte pour discuter (musique pourrie, aussi), salle imprégnée de fumée de clope (il va falloir que je lave mon manteau), les gens boivent de la bière, se trémoussent vite fait; dehors il fait froid alors on ne se presse pas pour sortir. Enfin!... Le supplice ne s'est pas éternisé et après s'être trouvé de la pizza (il fait faim à cette heure là quand on est dehors et qu'il fait froid) on a fini par rentrer. Au lit à... 5h du mat', oui oui! 

Demain c'est HP7 en VO au ciné avec Hannah, Danick, Mélanie, Ivàn et Sara^^ Je me sentais pas d'aller zieuter un Harry qui s'exprime en allemand, ça aurait été perturbant. Sur ce, je vous laisse, j'ai un bouquin à lire!



* "Es ist ein und zwanzig": littéralement, "C'est 21 [ans]"; mais en allemand on prononce à l'envers: ça se dit "un et vingt", et ça aurait aussi bien pu être "1,20 euro...

mardi 16 novembre 2010

Conflits internes

Je m'apprête à vous parler d'une tension politique toute personnelle puisqu'elle a lieu dans ma propre tête. Je m'explique. Dans mon ministère cervical du travail, ça a un peu chauffé hier soir. Ambition, Flemme, Raison, Motivation et Découragement, ils étaient tous là. Je vous refais la scène:

Ambition avec l'air stressé (et stressant) du neurone d'affaires: Non non non mais on n'atteindra jamais les quotas, on avait un plan sur un semestre là, ça suit pas du tout il faut absolument mettre le paquet!
Motivation avec une expression de béatitude qui lui donne l'air franchement stupide: Ouiiii! Je suis sûr qu'on peut y arriver!
Raison austère: il va peut-être falloir faire des compromis, selon les analyses du département Pseudo-Scientifique du cerveau de Julie, les objectifs du neurone Ambition sont peut-être légèrement... Ambitieuses.
Ambition: Mais...
Découragement avec sa tronche de légume trop cuit: On ne va jamais y arriver, c'est foutu.
Flemme avec son air de crétin fini: Il a raison. Pourquoi se donner tant de mal pour elle?
Raison: On en est responsable voyons! Que ferait un être humain sans nos sages directives!
Pessimisme (que Découragement vient d'inviter par texto à l'assemblée): Puis-je juste rappeler qu'aucune sage décision n'a été prise dans cet épiderme depuis que Platrone est devenu fou?
Ambition: On avait bien besoin de toi, tiens. Découragement, si tu pouvais éviter de prendre des initiatives, ça arrangerait tout le monde!
Découragement: On est encore en démocratie non?
Ambition: Si ça ne tenait qu'à moi on serait tous sous la dictature de Volonté... Mais il y a trop d'anarchistes ici pour ça.
Flemme: Attention à ce que tu dis!
Motivation: Ca y est, je déprime.
Ambition: Ah non, me lâche pas!
Motivation: Désolé, je... Je commence à craquer là. Je ne vois pas comment on peut y arriver avec une telle équipe.
Pessimisme: Pas besoin d'être voyant pour arriver à ce genre de conclusion!
Raison: Voyons, un peu de sérieux; à chaque solution son problème. Motivation, reprends-toi s'il te plaît, nous avons besoin de toi. Que tout le monde essaie de modérer ses propos, nous devons arriver à un com-pro-mis.


La réunion est interrompue par une intervention du neurone chargé de la communication entre les différents ministères. C'est Raison, le président, qui prend le communiqué.

Raison: ça vient du ministère des Affaires Etrangères.
Motivation (avec une lueur d'espoir dans le regard): Et que se passe-t-il, à l'extérieur?
Raison: Une conversation..., avec... Gaëlle.
Découragement: Je vous quitte, le devoir m'appelle!
Flemme: Moi aussi, j'ai mon mot à dire. 
Pessimisme: Je reste là, je ne fais pas confiance à ces zigotos, ils seraient capables de prendre une décision sans nous.
Ambition: Il m'assomme...
Raison: Je propose que nous fassions une pause. Attendons d'en savoir plus sur ce qui va se passer au ministère des Affaires Etrangères. J'ai envoyé deux neurones diplomates sur le terrain, je croise les doigts.

Une demi-heure plus tard. Ils reviennent au fur et à mesure. Raison glisse quelque chose à l'oreille de Motivation.

Motivation tout sourire: Haha! Eclipsés, les empêcheurs de tourner en rond!
Pessimisme: Plaît-il?
Raison: Le baromètre du moral de Julie est remonté à une moyenne satisfaisante.
Motivation: Heureusement que Déconne et Création sont là pour sauver la mise! Découragement a à peine eu son mot à dire.
Raison: On peut supposer que l'intervention extérieure ait également joué un rôle important.
Pessimisme: Ces étrangers... Non mais de quoi ils se mêlent?!
Ambition: Bon, on va pouvoir reparler de mon plan de croissance...
Flemme: Et merde, encore du travail et des prises de tête en perspective.
Raison: Et si tu m'écrivait un rapport là-dessus, Ambition? Mais cette fois s'il te plaît, prends en compte les données fournies par les Neurones-Assimilés-Scientifiques-Faute-de-Mieux.
Pessimisme dans sa barbe: Le département Pseudo-Scientifique... Quelle blague aussi ce truc.
Motivation: Tu t'es fait royalement écrabouiller Pessimisme, va falloir t'y faire!
Pessimisme: Gnagnagna.
Flemme: Je suis déprimé, je vais aller hiberner trois ou quatre mois.
Raison: Tu as déjà estivé cet été... Tu devrais penser à donner ta démission dans ces cas là.
Flemme: Hors de question, je suis trop bien ici! Vous ne pouvez pas me virer de toutes façons, après les pertes d'effectifs des dernières années!
Ambition: Bon, j'imagine qu'il faut toujours un boulet, même dans une équipe qui gagne.
Raison: Je crois qu'on va être obligés de le supporter encore un certain temps, de toutes façons... Le principal c'est qu'on y arrive.

[Fin de l'épisode]

EN EXCLUSIVITE: illustration de l'article par Gaëlle ! =D
Pendant ce temps là, un débat similaire a lieu dans la tête de Gaëlle.

dimanche 7 novembre 2010

De mauvais poil

Je n'aime pas les fanfares qui passent sous ma fenêtre chaque dimanche matin à neuf heures. Je ne les aime pas du tout.

Juste pour illustrer l'article:

 Kann irgendjemand diese bescheuerten Fanfaren abstellen?! 
Est-ce que quelqu'un peut faire cesser cette fanfare débile?!

samedi 6 novembre 2010

Un peintre et un bol de soupe


Mmmh... Un bon bol de soupe fumant.

Non, il ne fait pas encore si froid que ça à Innsbruck. Alors quoi?

Juste que j'ai eu un régimes pâtes/riz ces quelques derniers jours (flemme de cuisiner + plus rien dans le frigo) et c'est si bon, un petit bouillon de légumes maison. Et puis, histoire de donner des nouvelles, aussi. En décrivant ce que je mange? Oui, bon, en décrivant mon état d'esprit actuel surtout. J'suis en phase de préparation pour affronter l'hiver. 
Sinon quoi de neuf? Mmh, je suis fixée sur ma présentation individuelle de trois quarts d'heure pour mon pro-séminaire sur l'Art British: 17 décembre, avec le dossier de quinze pages à rendre dans les deux semaines qui suivent. J'ai choisi de travailler sur Howard Hodgkin, c'est ce que je sentais le mieux (XXe siècle + GB, c'est assez restreint finalement comme cadre pour bosser sur l'art. Ou pour trouver quelque chose qui me plaise en tous cas... Shit, Turner c'est juste avant quoi). Enfin, j'aimais bien les Edwardiens aussi (âge d'or de l'illustration, tout ça), mais c'est au tout début du siècle et on passe dans l'ordre chronologique, alors... Non. Voilà ce qu'il fait, ce cher Hodgkin:

After Corot, 1979-82

Lotus, 1980

In bed in Venice, 1984-88

A Small Thing but my own, 1983-5

Ouh que c'est abstrait! Certes. Mais moins abstraitement abstrait qu'autre chose, vous ferais-je remarquer. Ca ne se résume pas à un point noir sur une feuille blanche. Personnellement, je trouve son travail très expressif, exactement ce que l'abstrait devrait être: une représentation d'une idée, d'un sentiment ou d'une sensation dans son essence même. C'est juste un point de vue, hein. Et ce qui me plaît presque autant, c'est qu'Hodgkin n'a jamais fait partie d'un mouvement quelconque, il a toujours évolué indépendamment de la masse. Point de Pop Art ou d'Art Conceptuel, c'est son art à lui, point (tiens, j'ai fait une phrase qui commence et finit par un point, c'est intéressant comme concept). D'ailleurs il est toujours vivant. Y a pas eu grand chose d'écrit sur lui, mais bon c'est assez excitant de jouer les pionniers en matière de recherche; même si je vais pas réinventer l'eau chaude! 

Invention bien chouette d'ailleurs, depuis on peut faire de la soupe. Bon d'accord, je vais me coucher...

Ah juste avant (d'aller me coucher): j'ai fini Atonement, youhou! Et j'ai deux tests cette semaine: grammaire allemande et russe. Errr...

mardi 2 novembre 2010

Praha/Prague/Prag

Je reviens tout juste de la belle, la grande ville de Prague où nous sommes allés faire un périple de quatre jours pendant les congés de la Toussaint. Mes premières impressions ont été plus que positives; pour un peu je me voyais bien y revenir dans quelques années pour y vivre... C'est un tableau vivant.

Imaginez une ville épargnée par les bombes de la guerre, et qui serait restée au XIXe siècle. Un couple de cygnes confère ça et là une touche romantique aux eaux de la Vltava, rivière traversée de multiples ponts, dont le célèbre Pont Charles bordé de statues massives aux sujets religieux; entre autre celle de Saint Jean Népomucène, que Vencesclas IV de Bohème fit jeter dans la Vltava du haut du dit pont, furax de ce que ce bon curé respectât le saint secret de la confession en refusant de lui révéler les cachotteries de la reine. Depuis il est le saint patron des ponts, des rivières, des bateliers et des prêtres... Hem! Bon, revenons à notre pont. Très large et entièrement piéton, il est hanté par des artistes et camelots en tous genres, dessinateurs et musiciens, vendeurs de bibelots et attrape-touristes. Ah; d'ailleurs, si vous vous laissez attraper, il vous faudra des couronnes tchèques -eh non, ils ne sont pas à l'euro- un euro vaut environ 23 couronnes, et le plus simple il me semble est de faire un retrait à un distributeur automatique, la conversion se fait automatiquement et le taux de change n'est sûrement pas aussi élevé que dans un bureau spécialisé. Après avoir acheté un ou deux jolis bibelots donc, vous continuez votre paisible balade, et selon la direction que vous avez prise vous êtes à présent soit dans le vieux Prague (Staré Město), soit dans le quartier de Malá Strana. Vous admirez l'architecture, et constatez l'harmonieux mélange des styles et des époques: renaissance, gothique, classique, baroque, rococo, art nouveau et j'en oublie. Tout en couleurs avec des toits en cuivre d'un joli vert oxydé pour les monuments baroque; des illustrations peintes sur les murs plus récents des constructions de style art nouveau. Des calèches promènent des familles de touristes un peu partout dans les rues de la ville, et les chevaux se mêlent au trafic -ils font même les stops, comme tout le monde.

Lors d'un circuit classique de découverte de la ville, vous ne manquerez sûrement pas le château qui surplombe la ville et offre plusieurs points de vues sur la ville, la cathédrale Saint Guy, un chef-d'oeuvre de style gothique et néo-gothique construit sur six siècles, le théâtre  municipal surveillé par le regard lapidaire de Dvorak, le petit mémorial à Jan Palach, étudiant de 21ans qui s'est immolé par le feu pour protester contre la répression russe au printemps 1968, le quartier juif (Josefov) et sa synagogue la plus ancienne d'europe, l'horloge astronomique, la place Maríanské náměstí qui regroupe la bibliothèque municipale et la bibliothèque nationale (ancien monastère dominicain, et dont la tour sert aussi à des mesures météorologiques), la place de la République pour le shopping, la maison de Franz Kafka, etc, etc.

Si vous allez au resto, vous aurez en tête que ça paraît moins cher sur le menu, mais qu'il y a toujours une petite ligne indiquant que le service n'est pas inclus et que ça compte pour 10% du prix de base. Ah, et puis les tchèques parlent le tchèque. PAS l'anglais. Le tchèque. Parfois les commerçants parlent quand même quelques mots d'anglais, mais il y en a plusieurs qui nous regardaient d'un air mauvais quand ça se compliquait un peu trop. Si vous parlez un peu allemand ça peut servir, vu le nombre de touristes germanophones qui envahissent les rues! Sinon d'un point de vue plus personnel sur mon séjour, j'ai beaucoup aimé visiter Prague, et j'en garderais un très bon souvenir. Quand à y vivre... C'est moins sûr. Je ne sais pas si c'est le faste du baroque, la masse de touristes ou le côté nostalgique de la ville; mais à la fin je ressentais comme une certaine lourdeur dans cette ville, quelque chose qui fait qu'elle reste ancrée à un passé qu'elle vend à qui veut se promener dans un tableau vivant mais l'empêche de passer à autre chose, en un sens. En fait, ça ne fait qu'augmenter ma soif de nouveaux horizons!

NB1: vu que je ne connaissais pas les gens avec qui j'allais dormir à l'hôtel, j'ai laissé mon Reflex à Innsbruck; j'avais le compact généreusement prêté par mon homme mais face aux lumières des nuits de Prague, j'ai quand même eu un ou deux pincements au coeur de ne pas avoir mon Canon avec moi... Je vais aussi piquer des photos aux filles que j'ai rencontrées pendant le voyage, revenez voir par ici de temps en temps!

NB2: note pour Guillaume: les tchèques prononcent "Dvorak" /dvoja:k/ euh les signes phonétiques ne sont pas bons par contre, il faut prononcer les lettres à la française.

 
Yu-Chen (Taïwan)
 
Tsolmon (Mongolie) 
Dian (Indonésie)





Regardez comme je suis grande !!