Il faut bien que je m'occupe l'esprit en attendant le départ (ce n'est pas mon job saisonnier à l'usine qui fait travailler mes neurones) alors j'écris ici; ça me donne l'impression de commencer le voyage. L'année dernière à la fac, j'avais traîné à lire les bouquins qu'on nous demandais de bosser pour les cours de littérature anglophone et je n'ai quasiment rien lu d'autre, du même coup. Et j'ai honte... Pour rattraper le temps perdu je me suis fait une petite liste de livres à lire, histoire d'avoir toujours quelque chose sous la dent. Au menu:
Le parfum d'Adam, Jean-Christophe Rufin
Résumé: Juliette est une jeune militante écologiste, fragile et idéaliste. Elle participe à une opération commando pour libérer des animaux de laboratoire. Cette action apparemment innocente va l'entraîner au cœur d'un complot sans précédent qui, au nom de la planète, prend ni plus ni moins pour cible l'espèce humaine. L'agence de renseignements privée " Providence ", aux Etats-Unis, est chargée de l'affaire. Elle recrute deux anciens agents, Paul et Kerry, qui ont quitté les services secrets pour reprendre des études, l'un de médecine, et l'autre de psychologie.
Leur enquête va les plonger dans l'univers terrifiant de l'écologie radicale et de ceux qui la manipulent. Car la défense de l'environnement n'a pas partout le visage sympathique qu'on lui connaît chez nous. La recherche d'un Paradis perdu, la nostalgie d'un temps où l'homme était en harmonie avec la nature peuvent conduire au fanatisme le plus meurtrier. Du Cap-Vert à la Pologne, du Colorado jusqu'aux métropoles brésiliennes, Le parfum d'Adam est un thriller planétaire haletant.
Mais ce roman d'aventures est aussi un voyage littéraire, où l'on retrouve les portraits, les paysages et l'humour qui ont fait le succès de L'Abyssin ou de Rouge Brésil.
Leur enquête va les plonger dans l'univers terrifiant de l'écologie radicale et de ceux qui la manipulent. Car la défense de l'environnement n'a pas partout le visage sympathique qu'on lui connaît chez nous. La recherche d'un Paradis perdu, la nostalgie d'un temps où l'homme était en harmonie avec la nature peuvent conduire au fanatisme le plus meurtrier. Du Cap-Vert à la Pologne, du Colorado jusqu'aux métropoles brésiliennes, Le parfum d'Adam est un thriller planétaire haletant.
Mais ce roman d'aventures est aussi un voyage littéraire, où l'on retrouve les portraits, les paysages et l'humour qui ont fait le succès de L'Abyssin ou de Rouge Brésil.
Je l'ai piqué à Guillaume. J'ai lu Rouge Brésil du même auteur il y a peu et j'ai vraiment accroché, alors j'ai entamé allègrement celui-ci, manifestement beaucoup plus ancré dans l'actualité. Le résumé a suscité ma curiosité, je suis sensible à la cause écologique et je n'avais jamais imaginé que ça puisse être une source de terrorisme. C'est encore un peu tôt pour donner un avis sur le livre... J'en suis à ce jour à la page 117 sur 775 et pour l'instant je ne suis pas déçue, on ne s'ennuie pas!
Danser sur les ruines, une jeunesse tchétchène, Milana Terloeva
Résumé: Le livre commence et finit par un bal. Le premier fut annulé. C'était en 1994 : la guerre venait de toucher Orekhovo, petit village tchétchène d'où est originaire Milana Terloeva. Le second eut bien lieu. C'était en 2006 : après trois ans en France, la jeune femme retrouvait son village et dansait avec ses proches, par-delà les souffrances et les fantômes. Entre ces deux bals, douze années de violences qui ont vu la vie de Milana Terloeva basculer quand une association lui a proposé de venir étudier à Paris. C'est ce parcours miraculeux que retrace Danser sur les ruines, à la fois journal intime et journal de guerre, où défile toute l'histoire récente de ce pays meurtri. Milana raconte le départ précipité de son petit village avant l'arrivée des chars russes, la vie dans les caves de Grozny, son besoin d'aller à la fac au péril de sa vie, les fuites en Ingouchie lors des bombardements, l'euphorie de l'entre-deux-guerres, les " nettoyages " et les " camps de filtration ", l'envol inespéré pour Paris, la découverte de l'Occident, son retour en Tchétchénie... Danser sur les ruines est le récit d'un destin exceptionnel et le témoignage poignant d'une jeune femme qui aimerait que son peuple ait enfin la parole.
Celui-là c'est ma maman qui me l'a passé... Deuxième bouquin sur la liste, donc. Elle m'a dit que le discours était "poignant, mais sans être larmoyant non plus", tant mieux. Par curiosité (un vilain défaut bien ancré chez moi) j'ai lu la première page, qui m'a plu et que je reporte ici:
"Cher lecteur,
Un homme errait dans Grozny avec sa balalaïka. La guerre lui avait tout pris et la musique seule le rattachait à la vie. Il venait parfois jouer sous ma fenêtre, racontait qu'autrefois il avait parcouru la Russie, l'Europe, le monde avec son instrument. Ses aventures décousues finissaient toutes de la même manière: "Mais, après la guerre..."
Un jour, il débarqua dans la cour de mon immeuble, désespéré, les bras ballants, inutiles et vides, sans musique. Des soldats avaient volé son dernier bien. Avec une amie, j'ai collecté de l'argent, puis toutes deux sommes parties au marché racheter une balalaïka. Sur le chemin du retour, nous avons remarqué une dizaine de militaires et un petit attroupement de civils. Le musicien gisait par terre, le corps criblé de balles. Il venait d'être abattu avec huit jeunes du quartier lors d'une "opération de nettoyage". Le lendemain, la télévision de Moscou annonça fièrement l'élimination de neuf terroristes.
Aujourd'hui, c'est cela Grozny, un chaos de morts et de mensonges dans lequel des ombres humaines luttent pour leur survie. Ce livre n'a pas pour vocation de démonter une propagande ou d'expliquer un conflit vieux de trois siècles. C'est l'histoire simple d'une jeune fille, un miroir promené le long des routes défoncées de ma chère Tchétchénie."
J'ai d'autant plus envie de le lire que le russe est devenu ma LV3 il y a deux ans de ça, quand j'ai commencé ma licence de langues... L'apprentissage de la langue est un long fleuve pas toujours tranquille en ce qui me concerne -une longue histoire dont je parlerai plus tard- mais ça me donne une approche du monde slave que je n'avais pas avant et que je sais apprécier à sa juste valeur. Plus que 668 pages du Parfum d'Adam avant de pouvoir m'y plonger...
Ego trip, la société des artistes sans oeuvre, Luis de Miranda
Résumé: L'homme postmoderne se fantasme en artiste sans-oeuvre. Son imaginaire est standardisé, son bien-être est virtuel, et son moi schizonévrotique. La société ? Fragmentée. Les révolutions? Mentales. L'intime ? Colonisé. Que nous reste-t-il face au chaos du monde hypercapitaliste, à part le délirant repli sur soi ?
Luis de Miranda répond par la révolte de l'esprit critique et de l'ironie. L'utopie nombriliste, le matraquage publicitaire ou l'invasion de la téléréalité, tout est conçu pour détourner nos pulsions créatrices au profit d'une consommation narcissique. Ego trip n'est pas un pamphlet réactionnaire de plus: c'est au contraire une belle envolée lyrique, un chant de la vie contre le vide.
Un essai philosophique pas si épais que ça, mais qui ne va pas être tout à fait simple à ingurgiter si vous voulez mon avis... En fait j'en ai lu quelques pages, il a séjourné un moment sous mon lit et le voici qui se retrouve troisième sur ma liste. Comme ça!... En fait je l'ai acheté parce que j'aimais bien la couverture^^ Sérieusement, le sujet me plaît et je n'ai pas eu ma dose de philo, même en ayant fait une terminale L, alors je vais tenter l'aventure malgré le style très dense de l'auteur qui me fait un peu peur.



