jeudi 7 octobre 2010

Akademikerhilfe, ein wunderbares Ort (2)

Bon, une bonne nouvelle pour commencer: je rencontre ma coordinatrice aujourd'hui (je commençais tout juste à me dire que ça n'allait pas être si facile que ça, pour les cours). Ensuite: chose promise, chose dûe! Voici plusieurs photos des quelques endroits que je vois tous les jours:

La résidence:


Die Maria-Theresien Straße (centre-ville):

L'université:
La bibliothèque:

Le bâtiment principal:


La GEIWI-Turm (où j'ai tous mes cours... 10 étages!)

Hannah (de l'université de Bochum, eh oui) et moi, en train de prendre le soleil en attendant un cours^^
Et pour le plaisir des yeux, une photo de la ville que j'ai piquée sur le site de LFU (Leopold-Franzens Universität); tout comme la première photo de l'université d'ailleurs:
 

Akademikerhilfe, ein wunderbares Ort

J'ai décidé de vous présenter un peu l'endroit où je vis, parce que je dois dire que je n'ai pas encore beaucoup vu Innsbruck, à part un peu le centre... En tous cas je n'ai pas pris le temps de faire beaucoup de tourisme jusqu'ici (je vais y remédier hein, mais chaque chose en son temps)! Commençons par ma chambre. Un lieu un peu miteux, que j'ai tenté d'améliorer comme j'ai pu:
Le rideau au fond est si... particulier, n'est-ce pas. Mais il est épais et comme ils n'ont pas de volets ici, je n'ai pas trop le choix si je veux m'isoler de la lumière de la ville, la nuit. Ah, et puis j'ai la télé (en couleurs, s'il vous plaît... C'était pas gagné vu la tronche de la machine)! Je ne la regarde pas beaucoup d'ailleurs mais ça m'arrive de l'allumer, histoire d'habituer mes oreilles à l'allemand.


 Une porte recouverte de polystyrène dans mon mur qui ne sert à rien.

 Un journal suisse, parce que j'aime bien l'écriture gothique du titre et pour faire genre que je lis les journaux en allemand; avec de chaque côté des coussins Ikea et dessous, du lin Ikea (j'ai voulu camoufler au moins la banquette, qui était dans les mêmes tons que le rideau).

 Ce que je vois depuis ma fenêtre.

Ce qu'on peut voir par la fenêtre du couloir du 5e étage.

Voilà, à part que j'ai déjà dû virer une blatte qui squattait mon mur, que la moquette a été crâmée au fer à repasser et que les couleurs sont décidément moches, ça va... Je n'ai pas montré la salle de bains mais les sanitaires ont l'air plus récents que le reste. Franchement, je ne me plains pas trop: la résidence est majoritairement peuplée d'Erasmus et on fait des rencontres tous les jours; et puis les montagnes sont vraiment belles, même si les immeubles devant pourrissent un peu la vue.Je vais encore mettre des photos sur mes murs, peut-être un poster pour que ce soit moins... blanc, et ça devrait aller! Sinon j'ai 25mn en bus pour aller à la fac, mais il y a approximativement un bus toutes les 5mn. Prochaine série de photos: la résidence en question, et le quartier en général!

mardi 5 octobre 2010

Erste Schwerigkeiten

Grußgott! Voilà, je suis toujours aussi enthousiaste, mais comme l'indique le titre, je rencontre des difficultés quelque peu compromettantes, en ce moment... A savoir que je n'ai pas d'argent. Du tout! Je m'explique: non, je ne suis pas partie les poches (ni le compte en banque) vides; simplement, je ne le savais pas mais mon compte en banque a une sorte de plafond qui m'empêche de retirer plus de 150 euro en une semaine; si je l'atteins, je dois attendre une semaine complète avant de pouvoir à nouveau retirer de l'argent. Sachant que j'ai versé une caution de 70euro à Akademikerhilfe pour les clés (oui je sais, ya pas intérêt à les perdre) et que j'ai dépensé la même somme chez Ikea pour acheter le matériel de base, plus une ou deux soirées... Voilà, il ne me reste que quelques centimes dans mon porte-monnaie; en plus je n'ai rien à manger (ai fini mes pains au lait ce matin) enfin ich bin in der Scheiße, quoi. Bon, tout n'est pas perdu bien sûr; si je vous explique tout ça si posément c'est que je ne suis pas encore trop désespérée: j'ai ouvert un compte en Autriche et mes parents se sont débrouillés pour me faire parvenir du liquide aujourd'hui même, le temps que l'argent arrive sur mon compte actuel.

 Question: comment manger avec 56c?

Quelques conseils: si vous partez comme ça à l'étranger plusieurs mois, ouvrez un compte dans votre pays d'accueil le plus vite possible (c'est gratuit pour les étudiants); ça taxe abominablement, de faire venir de l'argent d'un autre pays. Et pour ne rien payer en transférant l'argent d'un compte à l'autre, utilisez Paypal! Si votre destination est plus précisément l'Autriche, sachez également que les magasins n'acceptent quasiment que les cartes Maestro; et encore, pas toujours. Les Autrichiens ont toujours du cash par devers eux; je crois même que la boulangère ne tiquerait pas si on lui demandait la monnaie sur un billet de 50 euro. C'est à vérifier!

Enfin, tout ça pour dire que c'est assez marrant des fois, la vie d'Erasmus... J'ai couru toute la journée hier: le matin je suis allée à l'université pour m'inscrire; à la mairie pour déclarer que j'habite ici; à la banque pour ouvrir un compte; puis de nouveau à l'université parce que j'avais un cours; j'ai rencontré Magdalena pour parler de mes problèmes, et pour finir, il y avait l'Eramsus Welcome à 17h.  Et Hannah, une Erasmus allemande avec qui j'ai sympathisé et qui m'a accompagnée dans cette journée de folie, n'a, elle, pas le droit de s'inscrire aux cours!...

Edit du 5.10 à 11:19: Ca y est je suis sortie d'affaire^^ Je vous avais bien dit de ne pas vous inquiéter!

Edit du 7.10: En fait j'ai dit des bêtises: ça ne coûte rien de retirer de l'argent d'un distributeur autrichien avec une carte de crédit française. 

samedi 2 octobre 2010

Mes premiers pas en Autriche

Depuis que je suis ici, je n'ai pas eu le temps de m'ennuyer. Magdalena est venue me chercher à la gare comme prévu, accompagnée de Fly, sa chienne, un labrador. Du fait qu'elle ait un chien chez elle, j'avais imaginé que j'atterrirais chez ses parents; mais en fait pas du tout: elle vit avec Fly dans son propre appart à Innsbruck. Nous avons traversé la ville en bus, et Magdalena m'a expliqué que nous habitions aux deux extrémités de la ville. Arrivées chez elle, je me suis débarrassée de mon sac à dos avec un soulagement indescriptible. Idem pour la douche. Mon hôtesse s'est occupée du dîner, j'étais un peu embarrassée de ne rien faire, et en même temps tellement contente de ne pas être toute seule à cette heure tardive, lâchée dans une ville que je ne connais pas... C'est à ce moment que j'ai vraiment réalisé la situation; j'étais dans un pays dont je ne maîtrisais pas bien la langue et ne connaissais la culture qu'à travers quelques pages d'un livre, et si loin de mes proches. Avant de partir tout paraissait si facile, mais là j'ai eu un peu le vertige. Heureusement Magdalena était là, et nous avons passé une bonne soirée, bien qu'un peu fatiguées toutes les deux. Elle m'a expliqué beaucoup de choses concernant le fonctionnement des bus, de l'université; elle a entouré des points sur la carte correspondant à la mairie, à des supermarchés... Etc. Le lendemain, nous sommes allées à la cité U – ou plutôt « Studentenheim », ici – en voiture, ce qui était bien pratique avec mes bagages, et j'ai pu avoir les clés de ma chambre (moyennant une caution de 70 euro, quand même). Une fois que les points importants furent réglés, Magdalena m'a souhaité « Alles Gute » et est retournée à ses occupations, me laissant à ma nouvelle vie.

Je ne savais pas trop par où commencer, alors j'ai fait mon lit. Ah oui; ils ne fournissent pas les oreillers ni les couvertures, ici: quand on arrive il y a un matelas et point barre. Encore des choses qui vont s'ajouter à la liste de courses... Sans compter que le drap housse que j'avais emporté était trop petit, enfin bref; tout ça pour dire qu'il faut savoir faire face aux imprévus, quand on part en Erasmus! Ensuite j'ai vadrouillé un peu dans le couloir de mon étage, histoire de repérer la cuisine, ce genre de choses. Je suis tombée sur trois Erasmus, toutes de l'université de Cardiff. Nous avons fait connaissance et comme deux d'entre elles avaient des choses à faire en ville, elles m'ont proposé de les accompagner; ce que je me suis empressée d'accepter. Nous avons récupéré au passage un autre British au troisième, et nous sommes partis tous les cinq. Nous y avons passé toute l'après-midi, même si au final je n'ai pas pu acheter grand-chose de ce qui se trouvait sur ma liste de courses(!) Dans l'après-midi se sont également joints à nous un Français et un Hongrois. Quand nous sommes rentrés nous nous sommes donné rendez-vous à 19h, ayant prévu de passer la soirée ensemble, ce qui m'arrangeait doublement: d'une, j'étais heureuse d'avoir fait des rencontres si vite; et de deux, je n'avais rien à manger dans ma chambre. Nana, Jack et moi avons donc rejoint Anita et une autre Erasmus: Heather, de Londres. Nous avons mangé des spécialités tyroliennes, c'était vraiment sympa. Je ne comprenais pas tout ce qui se disait, tellement ils parlaient vite – en anglais, entre Anglais – mais ça l'a fait quand même. Vers la fin du repas, nous avons eu la bonne surprise d'assister – c'était dans la salle d'à côté mais on entendait très bien, et on voyait un peu à travers la vitre – à des danses et des chants tyroliens. Nous avons eu la totale: Jodel, Alpenhorn, costumes traditionnels... Et tenez-vous bien: nous avons vu un homme jouer de la scie avec un archet de violon. C'aurait été dans la rue, que ça m'aurait sans doute fait moins d'effet... Mais de voir là, dans la capitale du Tyrol, un bûcheron jouer de la scie (et avec brio, en plus): je n'en pouvais plus de rire. Entre autres choses étonnantes (ils sont fous ces Tyroliens): une Tyrolienne qui faisait de la musique avec des cloches que portent d'habitude les vaches dans les montagnes, deux femmes qui yodlaient en duo... Mais ça forçait aussi vraiment l'admiration de se dire que leur musique s'est formée à partir de leur vie quotidienne, et qu'ils l'ont si bien préservée.

De gauche à droite: Anita, Nana, Jack, Heather et moi


Notre vue sur le spectacle. Ici, des danseurs tyroliens

Après cet épisode mémorable, nous sommes allés à l'auberge de jeunesse où loge Anita pour récupérer du monde, puis nous sommes retournés tous ensemble à Akademikerhilfe (ma résidence, pour ceux qui n'ont pas suivi). Au rez-de-chaussée, il y a un genre de foyer où l'on peut jouer du tennis de table, regarder la télé... Nous nous sommes posés sur les canapés, sommes allés quérir des boissons au Kebab voisin. La soirée était plutôt animée; certains voulaient sortir mais il commençait à être un peu tard, surtout que ne connaissant pas la ville nous ne savions pas où aller. Je me suis éclipsée un peu avant minuit, la fatigue du voyage de la veille se faisant ressentir; et me voici ce midi à vous relater mes premiers pas en Autriche, après avoir fini de vider mes sacs. On doit aller à Ikea avec Nana (qui est ma voisine d'en face), et il faut aussi que je fasse des courses alimentaires.
Ah, et j'ai mon numéro de chambre maintenant (si vous voulez m'écrire): 517. Voici donc mon adresse complète:

„Studentenheim AKADEMIKERHILFE,
Zimmer N°517
Schützenstr. 43
6020 Innsbruck
AUTRICHE/ÖSTERREICH“

D´ailleurs ça me fait penser qu´il faut que je repère ma boite aux lettres.